Pas de manifestation autorisée à Lyon ce samedi 24 octobre. Cinq jours après les graves violences qui ont frappé le centre-ville, la préfecture du Rhône a décidé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir d'éventuels débordements.
Selon les services de l'État, qui ont confirmé cette décision ce jeudi 22 octobre, des arrêtés préfectoraux interdisent les manifestations sur l'ensemble du territoire de la commune de Lyon.
Une mesure qui intervient alors qu'un deuxième acte de la mobilisation contre la vie chère est annoncé pour samedi.
Près de 200 commerces touchés lors des précédentes violences
Les autorités entendent éviter une répétition des événements du 17 octobre.
Ce jour-là, la mobilisation avait dégénéré dans le centre de Lyon, avec de nombreux pillages, des dégradations et de violents affrontements avec les forces de l'ordre.
Près de 200 commerces avaient été touchés dans la Presqu'île, tandis que plusieurs bâtiments publics avaient également été pris pour cible.
Depuis, un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place, avec notamment plusieurs nuits de couvre-feu dans une partie du centre-ville.
Une interdiction étendue à toute la ville
Contrairement aux précédentes restrictions, essentiellement concentrées sur la Presqu'île, l'interdiction des manifestations prévue samedi s'appliquera à l'ensemble de Lyon.
Cette décision fait également suite à l'interdiction d'un rassemblement organisé par l'Unef et le Nouveau Parti anticapitaliste révolutionnaire (NPA-R), initialement prévu ce jeudi 22 octobre place Guichard.
Avec ces nouveaux arrêtés, les services de l'État entendent empêcher de nouvelles violences lors de la prochaine journée de mobilisation nationale contre la vie chère.

