Hadi Mebarki entend défendre devant le Conseil d’État la validité du scrutin remporté par sa liste en mars 2026. Le maire insoumis a annoncé lundi 12 octobre qu’il fera appel du jugement du tribunal administratif de Lyon annulant les municipales de Saint-Fons.
Cette annulation repose sur une irrégularité affectant les bulletins de la liste de Christian Duchêne au premier tour : ils ne mentionnaient pas la nationalité portugaise d’une candidate, une indication obligatoire.
Les deux camps s’opposent sur le moment de l’alerte
Hadi Mebarki soutient que Christian Duchêne, maire sortant lors du scrutin, avait été averti dès le samedi précédant le vote. Selon lui, cette alerte lui laissait la possibilité de faire réimprimer les bulletins. Il affirme que sa défense a présenté cet argument à l’audience.
Le camp Duchêne conteste cette chronologie. Son avocate avait soutenu que l’invalidité des bulletins n’avait été clairement établie qu’après l’ouverture des bureaux de vote.
C’est ce désaccord que Hadi Mebarki souhaite porter devant le Conseil d’État. Il soupçonne une possible « manœuvre électorale », accusant ses adversaires d’avoir laissé persister une erreur avant d’en invoquer les conséquences pour obtenir l’annulation. "Comment une liste peut-elle obtenir l’annulation d’une élection en invoquant les conséquences de sa propre erreur ?", demande-t-il.
Un parallèle avec Vénissieux et Vaulx-en-Velin
Saint-Fons est la troisième commune de la Métropole de Lyon remportée par une liste soutenue par LFI dont le scrutin a été annulé, après Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Les irrégularités à l’origine de ces décisions ne sont toutefois pas identiques.
Hadi Mebarki dénonce malgré cela un "strike politique contre les trois communes LFI". Dans son communiqué, il assure que son équipe continuera à travailler au service des habitants et réaffirme son intention de demander l’annulation du jugement.

