Tassin-la-Demi-Lune : menacé d’abattage après plusieurs morsures, un jeune renard au cœur d’un bras de fer

Tassin-la-Demi-Lune : menacé d’abattage après plusieurs morsures, un jeune renard au cœur d’un bras de fer
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Signalé depuis plus de dix jours dans le quartier des Trois Renards, un jeune renard particulièrement familier avec l’homme aurait déjà mordu plusieurs personnes. Alors que son abattage serait envisagé pour permettre des recherches sanitaires, le centre de soins L’Hirondelle réclame de pouvoir le capturer et le placer en quarantaine.

Faut-il abattre le jeune renard qui rôde depuis plusieurs jours à Tassin-la-Demi-Lune ou tenter de l’isoler pour l’observer ? Le centre de soins pour animaux sauvages L’Hirondelle demande aux services de l’État de privilégier la seconde option.

L’animal, repéré dans le quartier des Trois Renards, se montrerait très peu craintif. Des habitants auraient tenté de jouer avec lui ou de l’attraper et plusieurs morsures ont été signalées.

Selon L’Hirondelle, la solution désormais privilégiée par les services de l’État serait de tuer le renard afin de procéder à une recherche de rage. Le centre conteste cette perspective et estime pouvoir assurer sa capture puis sa mise en quarantaine dans ses installations de Saint-Forgeux.

"Aujourd’hui, nous demandons simplement que ce renardeau ne soit pas abattu, et qu’il puisse être placé en quarantaine à L’Hirondelle", plaide l’association.

Une demande adressée aux services de l’État dès le 9 août

Dans un courrier envoyé le 9 août à la Direction départementale des territoires, avec copie à la DDPP et à la mairie de Tassin-la-Demi-Lune, le directeur du centre, Pascal Tavernier, expliquait qu’il était encore difficile d’interpréter le comportement de l’animal.

Son absence de crainte pourrait, selon lui, être liée à son jeune âge, à la faim, à un abandon ou à une habituation à l’homme, sans permettre à ce stade de conclure à un comportement pathologique.

L’association juge par ailleurs l’hypothèse de la rage "extrêmement peu probable" au vu des éléments dont elle dispose, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une conclusion sanitaire officielle.

Elle affirme aussi que la DDPP aurait considéré qu’une quarantaine dans ses locaux était envisageable, contrairement à la DDT. "Si vous considérez que l’abattage est la seule solution possible, sur quels éléments scientifiques précis repose cette décision ?", interroge Pascal Tavernier.

L’Hirondelle propose plusieurs scénarios après capture : une quarantaine, un relâcher loin des habitations ou un placement en captivité si le renard s’avérait trop habitué à l’homme. Le centre n’écarte pas non plus une euthanasie, mais uniquement "en dernier recours".

L’association regrette enfin de ne pas avoir été autorisée à agir plus tôt. Elle estime qu’une intervention rapide aurait probablement permis de soustraire le renardeau au contact du public depuis plusieurs jours.

Elle demande désormais un échange avec le représentant de l’État et la DDT afin de trouver une solution conciliant sécurité sanitaire et préservation de l’animal.