Nouvelle fermeture administrative dans le Rhône pour infraction présumée au droit du travail.
Par un arrêté signé le 7 mai 2026, la préfecture du Rhône a ordonné la fermeture pour un mois du salon “Gentleman Barber”, situé 141 rue Paul Bert à Villefranche-sur-Saône, invoquant des faits d’emploi de travailleurs étrangers sans titre et de travail dissimulé.
Selon l’arrêté préfectoral, les faits remontent à un contrôle CODAF (Comité opérationnel départemental anti-fraude) mené le 29 octobre 2025 à 14h45 par les policiers de la direction interdépartementale de la police nationale de Villefranche-sur-Saône.
Lors de cette intervention au sein du commerce, les forces de l’ordre auraient constaté des faits de travail dissimulé liés à l’emploi d’un étranger sans autorisation de travail salarié.
Mais le dossier s’est aggravé par la suite : les policiers venus notifier une précédente mesure de fermeture auraient découvert une personne tenant seule le commerce et travaillant sans autorisation, alors même qu’un premier arrêté préfectoral faisait déjà suite à la présence de deux étrangers en situation irrégulière lors d’un précédent contrôle.
Un gérant absent et un salarié tunisien identifié
La préfecture indique que l’arrêté a notamment été notifié à un homme de nationalité tunisienne né en 1993, présenté comme assurant la gestion du commerce en l’absence du gérant officiel et se trouvant "en position de travail sans être autorisé à exercer une activité salariée sur le territoire français".
L’administration estime que ces éléments caractérisent l’infraction d’emploi d’un travailleur étranger démuni de titre de travail, prévue par le Code du travail.
La société ILIS Gentleman Barber, immatriculée au registre du commerce depuis mai 2024, emploierait entre six et sept salariés, selon les éléments figurant dans l’arrêté préfectoral.
La préfecture justifie la fermeture administrative par "la gravité de l’infraction constatée", mais aussi par la nature et la répétition des faits reprochés.
En cas de non-respect de la mesure, l’exploitant s’expose à jusqu’à deux mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, rappelle l’arrêté.

