Les rats du parc de la Tête d'Or à l'origine du premier cas d'hantavirus de France dès 2024 ?

Les rats du parc de la Tête d'Or à l'origine du premier cas d'hantavirus de France dès 2024 ?

Santé publique France a confirmé la découverte du premier cas de virus Seoul dans le Rhône dès 2024, avec une souche proche de celles retrouvées chez des rats du parc de la Tête d’Or.

Santé publique France a confirmé la détection du premier cas d’hantavirus Seoul dans le département du Rhône dès 2024.

Cette contamination, diagnostiquée deux ans avant les prémices actuels d'une crise sanitaire mondiale, concerne un habitant du secteur lyonnais. Selon le bilan annuel publié par les autorités sanitaires, la souche identifiée présente de fortes similitudes avec celles retrouvées chez des rats sauvages capturés dans le Parc de la Tête d’Or, à Lyon.

Les analyses ont été réalisées par le Institut Pasteur via le Centre national de référence des hantavirus.

Les hantavirus sont des virus transmis principalement par les rongeurs. La contamination humaine intervient généralement après inhalation de poussières souillées par l’urine, les excréments ou la salive d’animaux infectés.

Une circulation du virus encore limitée

Selon Santé publique France, seuls onze cas de virus Seoul ont été recensés en France métropolitaine depuis la mise en place du diagnostic spécifique en 2012.

Plus largement, 75 cas de fièvre hémorragique à syndrome rénal ont été enregistrés en France hexagonale en 2024, un niveau inférieur à la moyenne observée ces dernières années. Les autorités sanitaires qualifient ainsi l’année d’"inter-épidémique".

La majorité des contaminations restent concentrées dans le quart nord-est du pays, même si les spécialistes observent progressivement une extension géographique du phénomène vers l’ouest et le sud.

Les données publiées montrent également que les hommes restent largement majoritaires parmi les personnes infectées. En 2024, 84 % des cas concernaient des patients masculins, avec un âge médian de 46 ans.

Les contaminations surviennent surtout au printemps, période durant laquelle les jeunes rongeurs deviennent à leur tour porteurs du virus et participent davantage à sa diffusion dans l’environnement.

Le mois de mai 2024 a ainsi enregistré le plus grand nombre de cas confirmés sur le territoire national.