Fusillades à Vénissieux : un syndicat réclame 300 policiers

Fusillades à Vénissieux : un syndicat réclame 300 policiers

Après l’arrêt de la distribution du courrier dans certains quartiers de Vénissieux, le syndicat Alliance Police Nationale dénonce une dégradation sécuritaire et réclame des renforts massifs.

Le signal est jugé alarmant. À Vénissieux, la suspension de la distribution du courrier dans plusieurs immeubles fait réagir. Dans un communiqué, le syndicat Alliance Police Nationale y voit bien plus qu’un incident ponctuel.

Pour l’organisation, cette décision illustre une dégradation plus profonde du climat sécuritaire dans l’agglomération lyonnaise. Elle intervient après une nouvelle fusillade survenue vendredi soir, qui a fait un blessé.

"La suspension du courrier à Vénissieux n’est pas un incident isolé : c’est le symptôme d’un territoire où même les services publics ne sont plus en sécurité", alerte le syndicat.

Dans son communiqué, Alliance évoque une montée des violences, notamment liées aux trafics de stupéfiants, avec en toile de fond des fusillades et règlements de comptes à répétition.

Face à cette situation, le syndicat réclame un renforcement massif des moyens. Il demande l’arrivée d’au moins 300 policiers supplémentaires, dont une centaine d’officiers de police judiciaire, afin de "reprendre le contrôle des territoires".

Un constat qui dépasse, selon lui, le cadre local : "Quand un facteur ne peut plus exercer sans risquer sa vie, c’est la République qui recule", insiste Alliance Police Nationale.

Une prise de position qui intervient dans un contexte déjà tendu, alors que plusieurs quartiers de la métropole lyonnaise sont confrontés à des épisodes de violences ces dernières semaines.