Pas de paralysie, mais des signaux à ne pas ignorer. Ce mardi 31 mars, la journée de grève dans l’Éducation nationale est restée globalement peu suivie dans l’académie de Lyon.
Selon les chiffres du ministère, seuls 6,75% des personnels se sont déclarés grévistes. Chez les enseignants, la mobilisation atteint 7,76%, avec 8,44% dans le premier degré et 7,30% dans le second. Des niveaux modestes, dans la lignée des moyennes nationales.
Mais derrière cette apparente accalmie, les écarts sont marqués. Du côté de la vie scolaire, surveillants et assistants d’éducation, la mobilisation grimpe à 26,35%. Un chiffre bien plus élevé, révélateur d’un malaise persistant dans ces fonctions souvent en première ligne.
Autre enseignement : des disparités selon les établissements. Les collèges enregistrent 9,65% de grévistes, contre 5,09 % dans les lycées généraux et technologiques, et seulement 3,29% dans les lycées professionnels.
À l’échelle nationale, la tendance reste similaire, avec un taux moyen de 7,56 % et un pic à 13,2% dans le primaire. Là encore, les personnels de vie scolaire se distinguent avec près de 17% de grévistes.
Résultat : à Lyon comme ailleurs, les établissements ont largement fonctionné normalement. Mais ces écarts entre catégories traduisent des tensions plus profondes, dans un contexte toujours sensible autour des moyens et des conditions de travail.

