L’annonce a été officialisée cette semaine par l’exécutif régional, qui souhaite adopter une ligne plus ferme que celle actuellement défendue par l’État.
Alors que le gouvernement privilégie une réglementation fondée sur des espaces et des conditions d’utilisation, la collectivité régionale entend instaurer un principe sans ambiguïté : proscrire totalement les téléphones à l’intérieur des établissements volontaires.
Cette initiative est portée par le président de Région, Fabrice Pannekoucke, et son conseiller spécial Laurent Wauquiez, qui estiment que le cadre national ne protège pas suffisamment les élèves. Les lycées participant à l’expérimentation pourront définir les modalités pratiques de mise en place, comme l’installation de casiers sécurisés, l’utilisation de pochettes de rangement ou d’autres solutions adaptées à leur fonctionnement. La Région prévoit également un accompagnement des équipes éducatives pour assurer le bon déploiement du dispositif.
Plusieurs objectifs sont avancés pour justifier cette mesure : limiter les sources de distraction en classe, améliorer le climat scolaire, mieux encadrer le temps d’écran et prévenir les situations de harcèlement. Laurent Wauquiez défend une position assumée, rappelant que le lycée doit avant tout être un lieu d’apprentissage, de concentration et de respect du cadre scolaire.
Fabrice Pannekoucke partage cette analyse et alerte sur les effets négatifs d’un usage excessif des smartphones et des réseaux sociaux chez les jeunes, évoquant notamment les troubles de l’attention, la dépression et le harcèlement. Selon lui, cette interdiction vise également à transmettre des repères clairs aux lycéens et à soutenir les établissements volontaires dans leur démarche.
Une phase d’évaluation est prévue à l’issue de l’expérimentation, avant toute éventuelle extension de la mesure à l’ensemble des lycées de la région.

